Les rosiers apportent couleurs, parfums au jardin et peuvent être associés à d’autres plantes, comme les vivaces, les graminées, les arbustes…
Pour avoir de belles roses, il est important de choisir un emplacement ensoleillé, d’enrichir régulièrement la terre avec un amendement ou un engrais organique et d’aérer le sol.
Il faut adapter la technique de taille au type de rosier ; il s’agit le plus souvent d’enlever les fleurs fanées ainsi que le bois mort et d’aérer l’arbuste. Pailler le sol et arroser en été, à raison de 10 litres d’eau par semaine et par pied,
est souhaitable.
L’observation du feuillage permet de réagir vite en cas de maladies et d’attaques parasitaires. Ne traiter qu’en dernier recours.
Exposition
Le rosier a besoin de 5 heures de soleil minimum par jour sauf pour quelques variétés qui préfèrent la mi-ombre.
Porte greffe : il doit être choisi en fonction de la nature du sol.
Catégorie
Le choix s’effectuera en fonction de l’environnement et du but recherché.
Résistance aux maladies :
Elle est à prendre en considération pour éviter les traitements.
Pour réaliser une bonne plantation il faut :
La qualité du rosier dépend essentiellement des soins apportés par le jardinier. Mis à part des sensibilités variétales, les maladies se développent par un manque de précautions adaptées aux exigences du rosier.
Les exigences pour sa santé sont :
L’idéal est de l’adapter aux résultats d’une analyse de sol. En culture un rosier consomme annuellement et par are :
Chaque année :
Les rosiers sont très résistants à la sécheresse mais il ne faut pas qu’ils manquent d’eau au printemps et à la remontée.
Les arrosages sont indispensables au départ de la végétation.
Pour une belle floraison :
(1) copieusement = laisser couler le tuyau doucement au pied du rosier jusqu’à ce que la terre n’absorbe plus.
(2) une plante greffée s’affranchit lorsque le greffon s’enracine (c’est le cas si le niveau de la terre est au dessus du point de greffe) au détriment du porte-greffe qui perd son utilité.
Utilisez au maximum la protection biologique intégrée. Un contrôle biologique des ravageurs implique une connaissance d’un grand n ombre d’organismes vivants. Pour favoriser la présence des auxiliaires dans nos jardins, aidons-nous des
associations végétales. Les plantes mellifères sont la base de la chaîne alimentaire, elles offrent un havre de vie pour des milliers d’insectes.
Un jardin doit être une niche écologique composée de plantes, d’insectes, d’oiseaux, de reptiles, de
rongeurs…
Des plantes sauvages et/ou horticoles doivent être associées aux rosiers.
Plan préventif :
traiter au cuivre à la chute des feuilles, au débourrement et après la taille
traiter au soufre suffisamment tôt :
(3) Pulvérisation correcte = pulvérisation de haut en bas sans oublier le revers des feuilles où la maladie sévit en priorité. Un mouillant peut être ajouté pour améliorer la performance du produit.
Cétoines : coléoptère noir apparaissant en mai se nourrissant des parties sucrées des fleurs, les boutons peuvent être perforés. Il n’existe pas de moyens de lutte.
Plan préventif :
Sachez que le meilleur produit de traitement est … Le sécateur !
N’ayez pas peur de la taille… N’oubliez pas que c’est un âne qui apprit la taille à l’homme, un vigneron de
l’Hymette ayant remarqué qu’une vigne broutée par son baudet donnait de bien plus jolies grappes !
Techniques
Avant tout, les précautions d’usage…
Gants et vaccin anti-tétanique vous protégeront.
L’affûtage
Tout d’abord est-ce que votre outil est prêt ! Ah ! oui, quel outil… He ! Oui…Le sécateur, en latin ‘secare’ qui veut dire couper.
Pendant les froideurs de l’hiver pensez à nettoyer et à affûter votre sécateur, pour cela il vous suffit simplement, d’une pierre à affûter, d’une clef, de papier à poncer, de pétrole et d’huile.
Le sécateur a une partie tranchante que l’on appelle la lame, elle coupe la partie restante du rosier pendant que la contre-lame écrase le rameau à couper. Tout d’abord :
La Taille
La taille du rosier est nécessaire pour obtenir vigueur et floraison. C’est également une affaire de goût et une valorisation du rosier dans l’espace paysager.
Nous distinguons parmi les rosiers deux grands groupes de floraison :
La taille agit sur la production de roses, la forme du rosier, la vigueur des rameaux, le rajeunissement de la plante :
Passons à l’action
Couper les tiges en biais au-dessus de quelques millimètres du bourgeon avec un sécateur bien tranchant pour que la coupe soit nette.
Le biseau doit être opposé à l’oeil, il faut également choisir un bourgeon extérieur pour aérer le centre du rosier.
A chacun sa taille !
Les buissons
Éliminer les tiges mortes, noires (gelée), blessées, les brindilles, les tiges âgées, l’excès de tiges au centre et celles qui s‘entrecroisent.
Les buissons non remontants (les galliques, alba, centifolia, damascena, portland, provins, mousseux, pimprenelle, lutea et quelques hybrides remontants)
Fleurissant sur le bois de l’année précédente, il convient de tailler après la floraison en réduisant les tiges d’1/3 tout en gardant l’harmonie du végétal :
Dans tous les cas, supprimer le bois mort et une ou deux vieilles branches en fin d’hiver.
Les buissons remontants anciens
La taille des rosiers anciens consiste à éliminer au fur et à mesure les fleurs fanées sauf si l’on veut conserver les baies décoratives. Réduire d’1/3 ou de ½ les branches en respectant leur forme. En fin d’hiver éliminer les branches du
milieu qui ont tendance à asphyxier la plante.
Les sarmenteux non remontants
Pour les rosiers Wichuraiana, liane, certains multiflores, supprimer les tiges anciennes pour solliciter les nouvelles tiges à pousser du pied.
Ces nouvelles tiges seront palissées. Les rosiers lianes à fort développement deviennent incontrôlables, les laisser se développer à leur convenance. Taille en juillet/août après floraison sur les banches charpentières.
Couper les branches anciennes, conserver 6 à 7 branches principales, alors que l’on rabat à 2 yeux toutes les branches latérales, de façon à favoriser la mise à fleurs.
Les sarmenteux remontants
Les hybrides de thé grimpants peuvent être taillés pour réduire la hauteur, les tiges seront arquées et liées sur un support. Couper les branches anciennes, conserver 6 à 7 branches principales, alors que l’on rabat à 2 yeux toutes les branches
latérales, de façon à favoriser la mise à fleurs. Taille effectuée au printemps.
Les arbustifs
Enlever 1/3 de la végétation après floraison, au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur. Vous supprimerez les branches mortes et en mauvaise santé, pour ne conserver que le bois vigoureux. Supprimer les plus vieilles branches qui seront
remplacées par une nouvelle pousse.
Les pleureurs
Tailler après floraison, supprimer les vieilles branches à la base une sur deux près du point de greffe, ne pas enlever de la longueur aux jeunes rameaux.
Les miniatures
Taille à quelques centimètres du départ des branches ou une taille superficielle.
Les tiges
La taille est identique à celle des buissons remontants contemporains. Le but est de conserver 5 à 7 branches principales. On coupe donc à 3 à 5 yeux, soit une distance moyenne de 15 à 20 cm avec le point de greffe. Bien sûr, comme toutes les tailles, on s’attache à dégager le centre de l’arbuste, pour permettre le passage de la lumière et de l’air, gage de bonne santé et de belles fleurs.
Les couvres sol
Taillez les couvres sol en fonction de la place qui leur est impartie :
Les rosiers buissons à grandes fleurs
Rosiers les plus classiques, ils mesurent entre 60cm et 120cm. Leurs tiges portent une à plusieurs fleurs.
Les hybrides de thé
Dans ce type nous trouvons les plus belles fleurs à couper et la majorité sont des fleurs parfumées.
Les grandifloras
Les hampes florales sont généralement pluriflores. Utilisation : groupés, en massifs ou en plates-bandes
Les rosiers buissons à fleurs groupées
Rosiers les plus classiques, ils mesurent entre 50cm et 90cm.
Les polyanthas
Les fleurs sont petites ou moyennes en bouquets. La corolle prend la forme d’une coupe.
Les floribundas
Les fleurs sont moyennes, groupées et amples sur la même tige Utilisation : en groupe, en massifs ou en plates-bandes
Les rosiers arbustifs
Issus principalement de rosiers anciens et de rosiers botaniques, ils peuvent atteindre
1.50 à 2m en tous sens ce qui leur donne un port libre. Fleurs simples ou doubles se succèdent de mai à octobre selon floraison (remontants ou non.) Utilisation en isolé ou groupés par trois sur un gazon ou en association avec des arbustes,
vivaces.
Les rosiers grimpants ou sarmenteux
Ces rosiers ne possèdent ni vrilles, ni crampons, donc ils ne s’accrochent pas seuls : on les palisse sur toutes sortes de supports (pergolas, pylônes, murs, vieux arbres) avec des liens en plastique, raphia ou osier. Les rosiers dit grimpants
possèdent des fleurs plus grosses, des tiges plus raides et atteignent 3 à 5m
de haut. Les rosiers sarmenteux ou rosiers lianes ont des tiges qui peuvent atteindre 6 à
15m. Ils ont un port beaucoup plus souple et plus envahissant que les rosiers grimpants.
Ils sont surtout utilisés pour partir à l’assaut des arbres. Seul le jardinier peut arrêter la
fougue de ces rosiers.
Les rosiers paysagers
Ces rosiers ont une croissance étalée avec des tiges pouvant atteindre 3m de longueur sur 60 à 80 cm de haut en quelques années. Floraison exceptionnelle de mai à octobre sur des rameaux souples. Ils sont tous remontants. Utilisation : pour garnir des talus, des dalles ou des premiers plans de massifs.
Ils forment des cascades de fleurs sur des rameaux arqués (rosiers remontants.)
Très florifères, ils atteignent une hauteur de 2m. Utilisation : haies ou massifs.
Buissons bas, ils ne dépassent jamais plus de 50cm de hauteur. Ces rosiers ne sont jamais parfumés, mais compensent par une floraison généreuse. Utilisation : en bacs, en jardinières, petits jardins et patios.
Ce sont des rosiers aux formes travaillées. La greffe de ces rosiers ne se fait pas au ras du sol mais à hauteur de 60cm pour des ½ tige ou 1.10m pour les tiges. Pour obtenir des rosiers tige pleureurs, des variétés grimpantes, sarmenteuses ou couvre-sol sont greffées à 1.80m. Utilisation : parterre de buis, décor de charme près de la maison, entrée d’un potager…
Les roses anciennes sont toutes des cultivars ou variétés obtenues avant le premier Hybride de thé.
Ce sont les rosiers proposés depuis quelques années comme la rose anglaise…
Ces rosiers sont une combinaison de roses anciennes parfumées et de roses modernes.
Appelés également rosiers sauvages ou églantiers. Ce sont des buissons, des arbustes, ou des sarmenteux aux fleurs simples avec des étamines décoratives à floraison unique. Dès l’automne les fruits deviennent leurs principales parures.