La glacière du Parc Floral
La glacière du Parc se trouve dans les sous bois à côté des tables de pique-nique. Depuis 2009, le public peut y trouver une installation de l'artiste Jean Luc Bichaud.
En effet, cet endroit souterrain et secret où se conservait la glace collectée et où se confectionnaient les sorbets, est propice au spectaculaire comme à la rêverie. Une eau pure s’écoule d’un nuage-boule de neige, flottant sous le plafond
voûté de la glacière. Elle ruisselle sur un plateau paysage avant de débuter un nouveau cycle. Cette œuvre évoque les usages de la glacière mais aussi le cycle de l’eau.
Repères historiques
Si 2000 ans avant notre ère les premières glacières existent déjà au Moyen-Orient, c’est seulement lorsque Catherine de Médicis rapporte d'Italie le secret des sorbets que la construction de glacières se développe en Europe.
Le commerce de la glace s'intensifie à partir du 17e siècle. D’abord privilège royal, son commerce devient libre à la Révolution. Ainsi, au 18e siècle, de très nombreux châteaux sont pourvus de glacières.
À la fin du 19e siècle la glace artificielle, produite en toute saison, se substitue à la glace naturelle et les glacières sont définitivement abandonnées après 1914.
Aujourd'hui, seules subsistent des glacières maçonnées (de nombreuses glacières étaient en bois).
La construction d’une glacière
Les glacières sont constituées d'une cuve enterrée, maçonnée et le plus souvent de forme tronconique laquelle est surmontée d'une coupole. Les matériaux utilisés sont la pierre de pays ou la brique mais aussi le bois. La porte extérieure de
chargement est orientée au Nord. Sous la cuve, on creuse un puisard ou une rigole, avec une canalisation qui évacue l'eau de fusion.
Les glacières à usage privé ont des diamètres compris entre 4 et 5 mètres et un volume de 50 à 100 m3.
Du bon usage de la glacière et de la glace
Les glacières sont remplies en hiver avec de la glace naturelle prélevée dans les environs (cours d’eau gelés) ou dans le Massif Central. Pour compléter l'approvisionnement on importe, à partir de 1873, de la glace des pays nordiques. Cette
glace débarque au Havre, à Rouen et à Bordeaux.
Lorsque le niveau supérieur de la cuve est atteint, on étale sur la glace un épais matelas de paille, lui-même recouvert de madriers.
Le déchargement, généralement effectué de nuit, est souvent étalé de mai à octobre, selon les besoins. Un ou deux ouvriers pénètrent dans la cuve par un sas, retirent partiellement la couverture isolante et brisent la glace à l'aide d'un ciseau
d'acier ; les morceaux prélevés sont remontés dans le sas à l'aide de cordes et de poulies. Les blocs de glace sont alors enveloppés dans de grosses toiles, puis chargés sur des chariots garnis de paille ; ils gagnent ainsi leur lieu
d'utilisation. La glace sert à l’époque à fabriquer des sorbets, à distiller la bière, à conserver viandes, fromages et poissons ou encore à refroidir les vins.
Du fait de son caractère exceptionnel, la glacière n'est pas ouverte tous les jours. renseignez-vous : 02.38.49.30.00