Au cœur du Parc Floral naît l’un des plus petits affluent de la Loire : le Loiret.
Cette résurgence fait du parc un lieu unique. A l’extrémité du jardin de la Source, vous apercevrez sa source principale : le Bouillon.
Le mystère entoura longtemps l’origine du Loiret. Sa réputation est telle que l’une des 8 fontaines symbolisant les fleuves et rivières de France dans le parc du Château de Versailles, représente le Loiret sous la forme d’une nymphe tenant une amphore d’où l’eau s’écoule.
L’origine du Loiret va faire, jusqu’au 18ème siècle, l’objet de toutes les controverses : rivière souterraine qui descendrait directement du Massif Central, courant souterrain venu de la Manche, rivière souterraine issue d’un réseau d’eaux courantes de la Sologne voisine…
Le Bouillon surgit à 7 mètres de profondeur après une circulation dans des galeries souterraines dont certaines font plus de 8 mètres de diamètre. Régulièrement cartographiée par des spéléologues, cette source est une résurgence karstique de la Loire. En effet, suite à la présence de plateaux calcaires, une partie des eaux du fleuve circule dans un réseau de galeries souterraines (≈ 40km). Ces eaux ressurgissent au milieu du parc pour ensuite s’en aller de nouveau rejoindre la Loire.
Le Loiret a eu plusieurs sources qui sont toutes nées sur le domaine du Parc Floral de la Source, Orléans-Loiret :
Cette résurgence du Loiret située en contrebas du Château était autrefois une source abondante et limpide, jusqu’à ce que l’un des propriétaires du domaine y fit exécuter divers aménagements qui engendrèrent accidentellement un effondrement partiel des rives.
Suite au comblement accidentel et partiel de l’Abîme, l’eau s’est frayée un autre chemin pour sortir de terre. Le Bouillon, résultat de ce phénomène, est aujourd’hui la source principale du Loiret. Située non loin de l’Abîme, cette résurgence tire son nom du bouillonnement de l’eau qui la caractérise.
La 3ème source du Loiret n’existe plus aujourd’hui. Située à l’embouchure du Dhuy, elle fut comblée progressivement par la chute d’arbres en 1879 et par des ouvriers qui y jetèrent des sacs de ciment.
Le Gouffre tirait son nom d’un phénomène souvent observé : en période de hautes-eaux de la Loire, le Loiret jaillissait, alimentant le Dhuy ; en période de basses-eaux, les eaux du Dhuy s’y engouffraient, se mêlant à celles du Loiret qui
refluaient.