L'eau au jardin

 

 

Arrosez éco, soyez le ou la jardinier(e) responsable

Sachez le, le corps humain perd 2,4 litres d’eau par jour, il en remplace une partie en buvant et le reste en mangeant. La plante quant à elle, est composée de cellules, qui contiennent 85 à 95 % d’eau suivant le type de cellules et le type de plantes.
L’eau est donc capitale pour les végétaux, en assurant le transport de ses nutriments elle forme la sève. Des études récentes montrent que les ménages utilisent de plus en plus d’eau pour leur jardin. Mais nombreux sont les jardins où les plantes manquent d’eau.

Pourquoi ?
Parce que nous arrosons mal ! Nous n’appliquons plus les règles basiques du bon jardinier. Il faut savoir également choisir les plantes en fonction de la ressource disponible en eau, certaines plantes pouvant être très résistantes à la sécheresse.

Voici donc quelques règles et astuces à mettre en pratique pour limiter notre
consommation en eau dans le jardin :

Un binage vaut deux arrosages !
Cette maxime est aussi vieille qu’efficace.
Le binage se pratique avec un outil appelé binette qui a pour but de casser la croûte du sol (partie superficielle de
la terre). Ce binage permet de couper les herbes concurrentes qui consomment de l’eau. La croûte brisée vous facilite la pénétration de l’eau dans le sol, vous réduisez également les remontées d’eau par effet de capillarité.
Alors…a vos binettes !

 

Mulching
Mot anglais signifiant couvrir le sol afin de le protéger des éléments extérieurs. En règle générale, on couvre les plates-bandes et les massifs avec des matériaux organiques tels que des feuilles mortes ou des déchets de tonte (5-6 cm suffisent). Le paillage permet de réduire la pousse d’herbes concurrentes consommatrices d’eau et de limiter l’augmentation de la température du sol, donc l’évaporation de l’eau dans l’air. Il existe d’autres paillages : coque de cacao, de sarrasin, de noix de coco, paille de lin, de chanvre, de miscanthus, racine de lin, déchets de broyage de végétaux, plaquette de bois ou de minéral local…brique concassée, ardoise, gravier, sable…

 

L’arrosage du soir
Des règles simples pour réduire votre impact sur l’environnement et une économie sur la facture d’eau :

  • arroser le soir, à la tombée de la nuit, permet à l’eau de pénétrer pleinement dans le sol sans être évaporée par le soleil
  • préférez un arrosage au ras du sol et au pied des plantes pour éviter de gaspiller l’eau. L’arrosage sur les feuilles facilite le développement des maladies.
     

La récupération de l’eau de pluie, elle est gratuite et écolo

 Une ressource pour le porte-monnaie, la récupération des eaux de pluie, voila une solution.

Savez-vous que vous pouvez récupérer chaque année 600 litres d’eau de pluie par mètre carré de toiture pour être réutilisés dans votre jardin ?

 

Simple et économique
Pour cela il suffit de raccorder à votre gouttière un contenant hermétique. Souvent l’eau de pluie est plus saine pour les plantes que l’eau du robinet.

 

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Un arrosage intégré pour votre pelouse

Sachez que la moitié de l’eau du réseau d’eau potable disponible en été sert à arroser les pelouses, les jardins et les potagers …!

Système d’arrosage apparent ou arrosage enterré ? Vous voulez offrir un arrosage automatique à votre pelouse !


Question épineuse ?

Un arroseur de pelouse peut vaporiser 19 litres d’eau par minute… Que choisir ? Système d’arrosage apparent ou arrosage enterré ?

Optimisez votre arrosage intégré
Un arrosage enterré ou arrosage intégré, présente l’avantage d’un bel impact visuel. Pour une pelouse de bonne qualité, un arrosage enterré s’impose ! Même au-delà, un arrosage intégré au jardin fera toujours le plaisir des yeux…
L’installation d’un arrosage de jardin paraît simple, attention des écueils existent. Il est nécessaire d’être conseillé par un professionnel, de bien s’assurer de l’adéquation entre le débit et la pression disponible et les exigences du système choisi. N’oubliez pas également que les emplacements d’un arrosage enterrés sont définitifs : une fois installé, impossible de le moduler.

Un arrosage intégré pour vos massifs de fleurs et d’arbustes
Le goutte à goutte a tout pour plaire il est l’arrosage efficace et vertueux, économe, facile d’installation et les maladies sont inexistantes (pas d’eau sur le feuillage). L’installation d’un arrosage goutte à goutte est un jeu d’enfant.
Au centre, un tuyau en polyéthylène sur lequel on branche du tuyau de 13 ou 14 mm, des goutteurs que l’on placera dans le tuyau juste en face de la plante à arroser. Ceci a pour avantage de choisir un goutteur par rapport au besoin de la plante. Les goutteurs débitent 2, 3 ou 4 litres par heure, mais vous pouvez aussi opter pour des goutteurs réglables de 2 à 20 litres. Un avantage important pour les plantes d’un même massif qui n’ont pas toutes les mêmes besoins. Les longueurs de tuyau peuvent atteindre 80 m en linéaire et plus de 200 m en circuit fermé.
Il existe également des kits complets avec une centrale de débit et des goutteurs espacés d’environ 30 cm, incorporés dans le tuyau avec un débit de 2, 3 ou 4 litres par heure. Le tuyau doit être posé sur la terre avec les goutteurs bien dégagés au dessus ou il peut être recouvert d’un paillis (écorces de pin, cacao, paillettes de lin, cosse de sarrasin, chanvre etc…).
Un système microporeux est plus simple à installer puisque l’eau suinte sur toute la longueur avec un débit de 9 litres/ mètre-linéaire et à l’heure. Mais on est limité à 30 m de longueur, sinon il faut mettre des T de raccordement un peu partout afin de boucler complètement le système.

 

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REFLEXION !…

Fleurir, oui… mais autrement…
Fleurir son jardin c’est…embellir, créer, décorer, découvrir, jouer, apprendre, éprouver du plaisir… Pour fleurir en économisant l’eau : oui, sans eau ? Soyons réaliste, c’est utopique pour les plantes annuelles. Pour économiser l’eau, inutile de supprimer le fleurissement ou d’avoir un fleurissement de moyenne qualité, l’objectif reste l’embellissement, la création, la découverte, le partage d’un savoir faire.

 

Mais, comment fleurir autrement…avec peu ou pas d’eau ?
L’économie de l’eau est un ensemble successif de bonnes décisions
Privilégier la plantation en pleine terre bien préparer le sol (amendement, paillage, retenir l’eau du mieux possible) choisir des plantes adaptées suivant les usages, planter plus tôt, fin avril début mai).


Analyser, observer et comprendre le milieu :

  • pas d’arrosage
  • il nous faut prendre en compte la nature du sol, l’humidité, la lumière, les sauts de température et l’espace à fleurir
  • type de plante pour zéro arrosage (arbustes, rosiers, vivaces, graminées)
  • limiter les arrosages : un par semaine
  • il nous faut prendre en compte la nature et la préparation du sol, la technique et l’époque de plantation, le paillage à épandre, l’arrosage si besoin.
  • type de plante pour un arrosage par semaine (vivaces, graminées, plantes de climats chauds et sec)
  • ou bien un arrosage normal…
     

Là, nous savons faire…
En bacs ou jardinières (80 litres mini)
choisir le bon contenant, un substrat adapté, apporter la quantité d’eau juste.

 

Conseil pour réduire l’utilisation de l’eau
Besoins en eau très réduit ou aucun arrosage, en recadrant sa palette végétale sur les vivaces, les graminées et les bulbes d’hiver, de printemps, d’été et d’automne. Quelques annuelles viennent s’incruster dans le fleurissement mais triées sur le volet avec des qualités de résistances à la sècheresse.

Adaptation de méthodes pour l’entretien
Le temps passé est aussi un souci ; l’emploi de ce type de fleurissement diminue les facteurs d’interventions, un choix variétal et technique des vivaces est privilégié (plantes restant en l’état tout l’hiver, sauf si vraiment le massif devient très incorrect visuellement).
Un nettoyage intervient à la fin de l’hiver pour laisser place à la floraison des bulbes. Le paillage est quasiment étendu sur toutes les surfaces arbustives, vivaces et annuelles (paille et racine de lin, de minéral local…brique concassée). Avant toute plantation un compost est enfoui pour améliorer le sol. Avant de planter il devient indispensable de tremper la motte, de pincer et d’arroser copieusement le pied de chaque plante après plantation. -Supprimer les bandes de gazons au profit de l’agrandissement des massifs.

 

Posez-vous la question… ?
L’arrosage, est-il vraiment nécessaire ?
Implanter dans vos massifs la fameuse plante témoin indicatrice : la Sauge uliginosa. Dès que le manque d’eau se fait sentir elle nous fait signe.

 

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