Les plantes annuelles

 

 

En Mai, fait ce qu’il te plait…
Pas tout à fait ; soyons patients !
Les gelées tardives peuvent encore arriver jusqu’au 10 mai et les plantes annuelles, tout juste sorties des serres, n’apprécieraient pas du tout ! Un seul conseil : résister aux publicités alléchantes de la grande distribution.

Enfin, le moment de planter vos fleurs est arrivé !
Mais avant de nous intéresser au choix des plantes : qu’est-ce qu’une annuelle ?
Une plante annuelle est une plante qui à un cycle de végétation d’une année :
Elle se développe, fleurit et meure

 

Le choix des plantes et la composition du massif

Le choix des plantes dépendra :

  • de la surface du massif
  • de son emplacement et de son environnement
  • (exposition du massif, soleil, ombre, sécheresse, humidité…)
  • de son agencement : le massif est-il structuré par des buissons ou des vivaces ?
  • du volume, c’est-à-dire de la hauteur et du relief à donner (plantes petites ou grandes, filiformes ou tapissantes, larges, graciles…)
  • de la couleur souhaitée
     

Pour le plaisir des yeux : jouez avec les couleurs et découvrez l’art de les assortir
Il existe trois couleurs primaires essentielles (rouge, jaune et bleu) plus le blanc et le noir. En mélangeant les couleurs suivantes nous obtenons des tons à l’infinis ; nous les appelons les couleurs complémentaires :

  • jaune et rouge = orange
  • jaune et bleu = vert
  • rouge et bleu = violet

 

Évitez les mélanges trop bariolés et portez une attention particulière à la luminosité
Si sous l’ensoleillement les couleurs pâlissent, en zone d’ombre privilégiez les couleurs claires. Ambiances et influences des couleurs sur notre bien-être :
Les tons chauds donnent l’impression d’une proximité. Les couleurs chaudes partent du jaune en passant par le orange puis le rouge et qui finissent par la pourpre.
Les tons froids donnent quant à eux un effet de profondeur dans la composition. Les couleurs froides commencent par le vert en passant par le bleu et finissent par le violet. N’hésitez pas à jouer avec les contrastes. Cela permet de donner du volume et de valoriser certaines plantes.

 

  • Le rouge : symbole du feu, du sang, de la conquête mais aussi de la passion
  • Le orange : émotion, exaltation : accueillant et intime
  • Le jaune : symbole de la lumière : originalité, gaîté, folie
  • Le vert : symbole la paix : sérénité, équilibre
  • Le bleu : évocation de la nuit et du sommeil : tranquillité, calme
  • Le violet : légèreté, sens artistique, féminité, sensibilité : si le bleu est dominant il symbolise l’union mais si le rouge est dominant c’est la puissance qui règne.
  • Le gris : neutralité
  • Le blanc : pureté, candeur, naïveté, abandon des repères
  • Le noir : deuil, mystère, irréalité

 

Quelques exemples d’association de plantes

  • Bidens (jaune), Pétunia (bleu foncé),Artemise (gris),Impatiens (blanc) et quelques Gaura (blanc) pour alléger.
  • Géranium lierre (rose),Gnaphalium aureum (gris et jaune), Géranium zonal (pourpre), l’ensemble mélangé avec des graminées (feuillage dans divers tons vert) ou des Gaura (rosé ou blanc)
  • Canna (à feuillage panaché), Verveine bonariensis (bleu violet), Cléome (rose), Cosmos (blanc et rose) et Heliotrope (bleu foncé) – mélange assez haut.

 

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L’installation du massif

La préparation du terrain
Délimitation et traçage du terrain :

  •  nous avons besoin d’un râteau et d’un cordeau
  • pour les massifs géométriques nous délimitons les zones en tendant le cordeau et avec le dos du râteau tracer une ligne
  • sur ces lignes, marquez l’emplacement de vos plants à l’aide du compas du jardinier
  • pour un massif harmonieux les distances de plantation varieront suivant le type de plante employée, par exemple :
    • les grands Dalhia de 0.80 à 1 m• les Dalhia nains de 0.30 à 0.50 m• les Zinnia, Pétunia, Agératum, Sauge… tous les 0.20 les Ricin, Cléome, Tabac sylvestris… tous les 0.80 m
    • les Millet, Géranium, Tabac à massif… tous les 0.25 à 0.30 m
    • les Anthémis tous les 0.50 m
       

Le labour
Il permet d’ameublir le sol en profondeur et favorise ainsi l’installation des racines de vos annuelles. Effectué soit mécaniquement (motoculteur) soit manuellement(bêche ou fourche-bêche), il peut s’agir soit d’une opération d’hiver (en l’absence de plantation d’automne, cela permet d’enfouir le fumier et divers détritus : herbe, déchets de plantes, racines), soit d’une opération de printemps (fin avril début mai, cela permet d’enfouir du fumier bien décomposé ou un amendement qui corrigera un sol ingrat et améliorera la résistance à la sécheresse ou à l’humidité excessive).

 

Le griffage ou fraisage de la parcelle
Effectué en mai, il permet de casser les mottes et d’ameublir le sol, de niveler le terrain, d’enlever des détritus divers (racines, cailloux…), d’épandre l’engrais organique dosage (à 35/40g m² suivant les produits)

 

L’amendement
L’enfouissement de l’amendement peut avoir lieu soit au labour, soit au griffage.

TERRE FORTE ajoutez de la tourbe ou du sable grossier 1 à 2 l/m²
TERRE LEGERE ajoutez du compost 2 à 3 l/m²
TERRE ACIDE ajoutez du calcaire broyé ou de la chaux
TOUTES LES TERRES ajoutez du fumier (régénération du sol et enrichissement)
LE COMPOST que vous avez préparé dans votre bac de compostage avec les divers déchets végétaux récoltés est un excellent amendement.
Fumure ou engrais : Pour la protection de l’environnement, privilégiez les engrais naturels (engrais organique). Un engrais est constitué de 3 composants :

  • N (azote, qui fait pousser les feuilles et intensifie la couleur)
  • P (phosphore, qui favorise l’enracinement et les bourgeons)
  • K (potasse, qui favorise la floraison, la fructification et la résistance aux maladies)
  • d’autres éléments fertilisants peuvent être importants au bon équilibre des graminées tel que le magnésium, le soufre, le calcium, et certains oligo-éléments tels que le fer, le zinc, le manganèse…
  • un épandage annuel d’engrais organique à la plantation suffit s’il est bien dosé (suivant les types de produits demandez des conseils auprès de votre spécialiste)

 

La plantation

  • préférez les plants en godet
  • pensez à bien mouiller les godets avant la plantation
  • pincez les plantes (suppression de l’extrémité du rameau) : cette action favorise l’installation de la plante permet d’accroître sa floraison
  • faîtes le trou de plantation avec une houlette
  • enlevez le godet
  • placez la motte dans le trou en maintenant la plante au niveau du collet afin que le collet soit en dessous du niveau de la terre
  • rabattez la terre autour de la motte
  • pressez, avec les doigts de chaque côté du collet de la plante pour sceller
  • nivelez le terrain
  • entre la bordure et le gazon faîtes les finitions avec le dos du râteau

 

Le secret du jardinier
Le 1er arrosage doit être copieux, au pied de chaque plant, fait à l’arrosoir sans la pomme ou au tuyau sans appareil, cette opération est la plus importante pour garantir une reprise des plants à 100%.

 

Le paillage
Les paillis d’origine organique sont les meilleurs comme la coque de cacao, la paille, la paille de chanvre, de lin, de miscanthus, de sarrasin…
Il est conseillé de les épandre quelques temps après la plantation quelques centimètres d’épaisseur. Le paillage diminue la perte d’eau par évaporation, il évite la pousse des mauvaises herbes et la battance du sol. Au labour d’hivers il sera enfoui.

 

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L’entretien du massif

Le binage

Les pluies battantes forment une croûte qui gêne le développement des plantes ; un binage s’avère alors nécessaire. Il est bien connu « qu’un binage vaut deux arrosages » : il permet d’ameublir superficiellement le sol, détruit les herbes indésirables et contribue à diminuer l’évaporation.

 

Le tuteurage
Nécessaire pour certaines plantes (Dahlias…) pour les maintenir dans l’espace qui leur est réservé. Pour cela on attachera chaque tige au tuteur avec du raphia. Les tuteurs employés : bambou, tige de noisetier, grillage à mouton…

 

L’engrais
Si vous sentez que vos plantes s’essoufflent ou ne poussent plus, apportez un engrais organique.

 

L’arrosage
Cette opération dépend de la texture du sol et des conditions climatiques (préférez l’arrosage du soir la plante aura toute la nuit pour se désaltérer et cela évite une perte d’eau de 60%).
Arroser c’est apporter une quantité suffisante d’eau pour qu’elle atteigne les racines les plus profondes (35 mm par semaine). l’arrosage du soir est le plus bénéfique :

  • l’eau peut être récupérée à partir des gouttières et stockée dans des citernes
  • pour économiser l’eau nous pouvons utiliser en épandage une sorte de polymère (‘grain d’eau’) qui a le pouvoir d’absorber l’eau, de la garder et la restituer à la plante pour son besoin. Mais attention, cela ne dispense pas l’arrosage mais de réduire les fréquences

 

Les parasites
Les plantes annuelles résistent bien aux attaquent des parasites et maladies. Alors intervenez seulement si cela est nécessaire avec des méthodes proches de la protection de l’environnement :

  • contre le puceron : coccinelles, chrysopes ou syrphes…
  • contre les maladies : des produits comme le soufre ou le cuivre suffisent pour prévenir ou supprimer le blanc, le mildiou, la rouille…
  • contre la limace : des granulés à base de fer, la bière, la cendre de bois sont efficaces, protecteur de l’environnement et des animaux

 

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