Le Parc Floral accueille en son sein de nombreuses oeuvres d'artistes...
LES CHEVAUX TAMOUL 
Kusavan & Velar
Pièce présentée dans le jardin du musée du quai Branly dans le cadre de l’exposition « Autres Maîtres de l’Inde » en 2010. Dans l’art indien des ’’terracotta’’, rien n’est plus impressionnant que les gigantesques figures équestres dédiées
à Ayyanar, le dieu puissant qui, selon les croyances de la population du Tamil Nadu, protège les villages des esprits malfaisants.
Ces figures votives sont offertes par les fidèles en remerciement de la protection d’Ayyanar dans des circonstances difficiles. Le dieu mène sa chasse nocturne contre les esprits maléfiques avec son cortège de chevaux et de guerriers.
Ces figures sont l’œuvre des potiers Kusavan et Velar du Tamil Nadu, qui sont aussi les prêtres du culte d’Ayyanar. Une figure typique de cheval plus grand que nature se compose de six parties – les quatre pattes, le buste et la tête – qui ne
sont assemblées qu’au tout dernier moment. Une fois sèches, ces différentes parties sont cuites dans un four semi-circulaire en brique. Les fidèles transportent sur leurs dos les chevaux, désormais prêts pour être offerts, jusqu’au sanctuaire
où un prêtre entre en transe et consacre les figures.
LA
SOURCE
Antoniucci Volti
Antoniucci Volti (1915 Albano, Italie –1989 Paris) était sculpteur, dessinateur et graveur.
La sculpture de Volti s'inscrit dans la lignée des Rodin, Bourdelle, mais surtout de Maillol. Toute son œuvre glorifie la femme et son corps : « Ce qui m’enchante dans un corps de femme, ce sont les rythmes et les volumes […] c'est dans le
corps de la femme que je puise mon inspiration ».
Le Parc Floral de la Source, Orléans-Loiret accueille deux statues de l’artiste. L’une est une femme ronde pliée sur ses genoux devant la grande plaine ; l’autre assise en tailleur, les bras délicatement levés vers le ciel située vers le pont
blanc.
Les sculptures de Volti figurent sur les places de nombreuses villes : Paris, Angers, Colombes, Orléans (devant le musée des Beaux Arts)… Il est honoré d’un musée-fondation dans la citadelle de Villefranche-sur-Mer où il a toujours vécu, la
première des nombreuses rétrospective de son œuvre a été organisé en 1957 à Paris.
Les œuvres de Volti sont recherchées par les amateurs et les collectionneurs d’art, parmi lesquels se trouve Alain Delon qui compte deux "Muses" de Volti dans sa collection privée.
TONTINE
Dans le cadre du thème événementiel les « Traversées » en 2009, le Parc Floral a commandé à Eric Renault, créateur vannier, la réalisation d’une tontine géante autour d’un cerisier du Japon.
Les tontines servaient à l’origine à transporter les plantes exotiques rares. Au 18ème siècle, pour rapporter sans dommage les plantes de pays lointains, alors que le voyage pouvait durer plusieurs mois, on « tontinait » les plantes, c’est à
dire qu’on les protégeait en prolongeant leur emballage par des bâtis faits de bois tressés ou de grillage.
LES AMANTS BLEUS
Woolfhart
Découvrez ces deux statues en matière composite teintée de bleu, graciles, fragiles et élégantes, représentant deux amants se dissimulant dans l’attente d’un rendez-vous.
Elles sont positionnées à droite puis à gauche, en retrait du chemin, dans la pénombre du sous-bois menant au Bouillon, lieu de naissance du Loiret, le plus petit affluent de la Loire.
PAUSE CRISE CERISE
Marin Kasimir, 2009
"L’œuvre en question et en trois parties peut soit être vue, perçue, comme une construction d’images dans l’espace, une sculpture dans un parc, coloriée par des impressions photographiques complémentaires entre-elles, soit et surtout être
investie comme un lieu de rencontre, de repos, de réflexion ou encore d’abri.
Ses trois parties seront utilisées comme banc circulaire et collectif, table ronde et parasol ouvert, - ce qu’ils sont en tant que tels comme objets -, avant de devenir supports d’images de cerisiers en fleur et de se renvoyer la balle entre
autonomie et fonction.
Et finalement, le titre pour cette oeuvre hybride s’imposait : Pause, Crise, Cerise… Un raccourci, pour résumer une situation, pour proposer un ralenti, pour répondre à une invitation par une autre invitation, pour éviter un trop long mode
d’emploi."*
*texte de Marin Kasimir, avril 2009 - extrait
LES PORTES
Michèle Saint-Rémy
Les portes en bronze de 2,40m de haut et pour chaque battant de 0,80m de large n’avaient jamais pu trouver une place en ville… elles l’ont trouvé au sein du Parc Floral en août 2006 !
L’artiste a travaillé en 1978 pour la Coopérative d’Habitat rural qui comportait des hangars de carrossier et était envahi par les herbes hautes.
Michèle Saint-Rémy avait l’impression d’être dans le château de la Belle au Bois Dormant, et a réalisé les portes. Elles comportent dix bas-reliefs représentant les hangars et la végétation transformée en personnages, de sorte que l’on peut
imaginer une foule ou une jungle.
Elle a fait fondre l’œuvre en bronze chez Clementi à Meudon.
Les portes ont été exposées à Paris (en 1980 au Salon de la Jeune Sculpture) et à Blois (en 1984 aux Artistes de la Région Centre).